• Les dividendes 2019

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    Louis
    Lundi 22 Avril à 17:50

    Bonjour à Tous

    Voici quelques réflexions sur les dividendes.

    Si l'on considère que la capitalisation boursière d’une société est la valeur des capitaux propres réévaluée par le marché boursier en fonction des perspectives de l'entreprise (et donc des bénéfices).

    Mécaniquement lorsque les capitaux propres évoluent, la capitalisation de l’entreprise est directement impactée. Parmi les variations des capitaux propres on distingue les versements des dividendes. Ces derniers représentent les sommes versées à titre de revenus par une entreprise à ses actionnaires. Lors du versement, le montant du dividende est soustrait de la réserve distribuable des capitaux propres. Dans ce principe la distribution de dividende est plus exactement une restitution de capital à l’actionnaire. Si l’on recherche un revenu autant acheter des obligations.

     

    La performance d’un placement sur les marchés boursiers des actions est composée entre autres par la rémunération que représentent les dividendes et par la prise de valorisation des titres. Toutefois il y a un troisième facteur essentiel à prendre en considération qui est le régime fiscal. En France les dividendes sont imposés de 30%, ainsi l’actionnaire particulier ne récupère que 70% de la baisse de l’action lors du versement de dividende. À la place d’une baisse automatique de cours par un fort versement de dividende et pour détourner cette amputation certaines sociétés rachètent sur le marché leurs propres actions, si ces titres sont annulés les actionnaires constatent une prise de valeur durable des actions.    

     

    Du fait du versement des dividendes, on distingue dans les modes de présentation des indices boursiers :

    Un indice de prix qui est appelé Price index, à l’exemple du CAC40 c’est ce mode qui est le plus couramment représenté. Par le fait de la baisse du cours des actions, les montants des capitaux des dividendes sont soustraits de la capitalisation. 

    Et deux indices de rentabilité appelés Return indexes. Ici ces capitaux sont réintégrés intégralement (Total Return TR) ou partiellement en fonction du prélèvement fiscal (Net Return NR).

     

    Le Total Return, c’est sous cette représentation que le DAX30 est diffusé, ici le CAC40 et les autres indices de la famille CAC sont plus précisément nommés « Global » total Return (CAC40 GR).

    Le second indice de rentabilité est le Net Return (NR) il prend en compte le prélèvement fiscal, Ici attention certains indices comme le Dow Jones sont appelés Net total Return.

     

    Une société a son historique évolutif de politique de versement de dividende, cette diversité se retrouve dans le prélèvement fiscal de chaque pays.

    A l’exemple des indices qui sont représentés par son Price Index (indice de prix), le CAC40 est particulier en fonction de la politique de ses composants à l’instant donné. L’indice de rentabilité Total Return efface les évolutions historiques de la politique de versement d’une même société et celles de la composition de l’indice. Ainsi pour bien étudier l’évolution d’un indice sur le long terme la version GR s’impose, ce choix est d’autant plus crucial lors de la comparaison de performance de deux indices et si en plus on ne prend pas en compte la variété de représentation comme pour le DAX30 la comparaison n’a alors plus de sens. L’indice de prix du DAX30 est le Kursindex.

     

    Quelle considération doit-on retenir aux analyses techniques et graphiques sur le CAC40 en comparaison au CAC40 GR.

    Cette impression doit être relativisée par le fait qu’un indicateur technique est validé par le plus grand nombre de ses utilisateurs.

    Mais dans l’éventualité où le trading informatique se réfère sur l’indice de rentabilité Total Return les manœuvres seraient alors faussées.

    2
    Louis
    Lundi 22 Avril à 18:41

    A propos de la politique de dividende des banques

    Voici ce qu’avait exposé le chef économiste de la BRI Hyun Song Shin lors de la 17e conférence « The ECB and Its Watchers », qui rassemblait en 2016 les banquiers centraux, financiers et universitaires

    En savoir plus sur https ://investir.lesechos.fr/marches/analyses-opinions/si-les-banques-avaient-verse-moins-de-dividendes-l-economie-se-porterait-mieux-1542531.php#dv2wgbDlLk1l8qUP.99

    Et autres sujets de réflexion

    https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Dividendes-un-piege-a-eviter--28118211/

    3
    Vendredi 26 Avril à 10:45

    Les banques distribuent des dividendes importants pour deux raisons :la première est fiscale et la deuxième est due au  peu d’entrain des Français à investir leurs économies dans les entreprises.
    Contenu de la fiscalité la plus élevée d’Europe, sensiblement plus importante que celle des autres pays, les banques doivent distribuer des dividendes bruts plus élevés pour obtenir les mêmes dividendes nets que leurs homologues étrangers.
    D’autre part les Français refusent la retraite par capitalisation et refusent d’investir en bourse ; ce sont donc les investisseurs anglo-saxons qui contribuent aux augmentations de capital des banques françaises. Les entreprises qui bénéficient de peu de capital doivent faire appel à des montants de prêts beaucoup plus conséquents que ne le font leurs homologues américaines. Pour limiter les risques, les banques centrales sont obligées d’exiger des capitaux propres plus importants.
    Ce dénigrement du capital et ce goût pour l’impôt sont l’ennemi de la feuille de paie. Ils  induisent une croissance économique beaucoup plus anémique que dans les autres pays.
    On est donc effectivement dans un cercle infernal de dividendes bruts toujours plus élevés et d’une économie de plus en plus faible

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